Biographie
Né à Paramé (Saint -Malo), Dominique Molard débute la musique bretonne à l’âge de onze ans, après être resté « remué » devant le défilé des caisses claires écossaises du Pipe Band de la Police d’Edinburgh.
C’est pourtant par la bombarde qu’il démarre dans le bagad Quic en Groigne de St malo, le pupitre de caisses claires étant déjà trop fourni en élèves, et celui des bombardes insuffisant.
Après un an d’apprentissage de la bombarde, Dominique réussit enfin à suivre les cours de caisse claire et file, vers 1969, rejoindre le Pipe Band « An Ere » de Rennes qui lui permettra les rencontres inespérées des deux grands batteurs écossais, George Crawford et Alex Duthart.
Deuxième fils parmi les quatre gars musiciens (les incontournables frères Molard), il crée avec Patrick, son aîné, le groupe de Fest-noz Satanazet auprès de quatre autres musiciens, puis après un passage aux côtés de Myrdhin, rencontre Alan Stivell (Pen sonneur du Bagad Bleimor où Dominique se trouve à ce moment là), et l’accompagne dans ses tournées au bodhran, bones et à la caisse claire.
Ogham sera sa prochaine formation, où il joue cette fois du bouzouki, avec ses trois frères, Patrick au uillean pipe, Jacky au violon, et Claude (malheureusement disparu aujourd’hui) à la guitare, au concertina et au bodhran.
Chef de pupitre batterie des Bagadoù de la Kevrenn Brest Sant Mark, Saint-Malo, Bleimor et Douarnenez, en même temps qu’il est professeur de guitare, bombarde, caisse claire écossaise et batterie à l’Ecole de Musique de Douarnenez, Dominique ne cesse de perfectionner ses connaissances puis, en 1989, passe le Diplôme d’Etat en caisse claire écossaise à Villeurbanne, qui n’existait pas encore avant lui !
En 1993, Dominique s’intéresse de plus en plus aux autres percussions faisant claquer sous ses mains les sonorités du monde.
Son goût pour les multiples rencontres et sa dextérité d’interprète ne cessent d’être sollicités par de nombreux musiciens et groupes de différents horizons.
Ainsi on le retrouvera dans les groupes de Festoù-noz comme Bleizi Ruz, Diaouled Ar Menez, ou sur les mêmes planches que Zap (« la musique piétonne » avec cuivres et batterie), Road 66(Pat o’May et Stephane deVito), Gwendal, Kémia, Alain Genty, Andarta, Kern, Les Pires, Yann-Fanch Perroches, Jean-Michel Veillon, Celtic Procession de Jacques Pellen, Les Frères Guichen, Bal Tribal (Prix régional à la création artistique 2000 du Conseil Régional, création des frères Molard), ou encore en accompagnateur auprès des chanteurs comme Nilda Fernandez, Georges Jouin, Maxime Piolot, Jacques Higelin, Manu Lannhuel, Denez Abernot, Gérard Delahaye,Melaine Favennec,Gilles Servat,
Une rencontre parmi toutes celles qu’il fera le marquera véritablement, c’est celle avec Yvan Cassar en 1993.
Pour lui, avec son frère Patrick et de nombreux autres artistes (dont le fameux pupitre batterie « Strathclyde Police Pipe Band), il participera à la création du spectacle musical « De Toutes Les Couleurs », où Dominique tombe amoureux du son complexe et magique des tablas, percussions indiennes, et y fera la connaissance de Shyamal Maïtra, son futur maître d’apprentissage.
Au fin fond de l’Ecosse brumeuse au Portugal ensoleillé, des alpages Suisses au pourpre de l’Asie mineure, Dominique Molard fait étape et ramène de ses rencontres des couleurs pour les rajouter à sa palette musicale.
On le retrouve aujourd’hui dans plusieurs styles différents, avec Marthe Vassalo et Philippe Ollivier dans Bugel Koar, dans Toud’Sames avec Jean-Michel Veillon, Alain Genty, David Hopkins (« Hopi »), et Lors Jouin, dans le groupe Skolvan (le groupe « phare » du Fest-noz), avec Gilles Le Bigot, Youenn Le Bihan, Bernard Le Dréau et Loïc Troël, puis avec Eric Liorzou et Alain Rouquette dans une formation pétillante en cours de préparation (Nijal)…
Mais c’est surtout au sein du groupe STOK AN DANS (Frappe la Danse, en breton), créé par lui-même que Dominique se révèle totalement.
« La Carte Blanche » qui lui a été offerte lors du Festival de Kleguerec (Morbihan) en 2001, lui permet de concrétiser son rêve : créer un groupe uniquement composé de percussions de toutes origines.
Aussi l’on voit s’exécuter autour de lui, Stéphane Sotin (Skeduz, G. Servat, Awatah), Jacques Moreau (Taÿfa, Doo The Doo, Honey Men), et Yvon Molard, son fils, (Forzh Penaos, David Pasquet groupe, Trucek 5,Colin Quartet, In Memorium), avec qui notamment il a remporté le Prix de l’originalité au concours de Gourin 2003 en catégorie « Duo Libre », aux tablas, cajon, derbouka,sanza, hang,tampura box …
Depuis presque deux ans, est arrivée la voix insolite d’Olivier Leroy (Shafali, Pandip, Mukta, Bollywood), apportant la chaleur et le dépaysement de l’Inde mystique sur un fond de musique électro.
Ici, comme Dominique le désirait, la danse traditionnelle bretonne devient universelle et l’on se prend les bras pour les maillons d’une immense chaîne de Plinn ou d’Andro, les pieds fourmillant, l’esprit enfui aux confins de la transe voyageuse…
Une musique inédite et réussie à découvrir ou redécouvrir pour ceux qui étaient présents aux Vieilles Charrues ou au bord de la scène découverte du Festival du Bout du Monde à Crozon cet été…
Dernière création avec Stok an Dañs :le spectacle « ARMORYTHMES »qui associe la Compagnie Marumba de Nantes(danse hip-hop),puis la Cie Moral Soul de Brest avec Herwann Asseh dans un voyage immobile au cœur du tempo(enregistrement vidéo en ligne sur le site www.antourtan.org